Nom de code : CERBÈRE de Pierre-Etienne Bram

Description (source Amazon) :

« Une réécriture audacieuse et futuriste des 12 travaux d’Hercule »

Nouvelle-Athènes, an 2136.
Dans un monde dévasté par une catastrophe nucléaire, Alcide est accusé du meurtre de sa femme et de ses deux enfants. Il n’en garde aucun souvenir mais les preuves l’accablent.
Condamné à mort, il se voit proposer un marché par l’empereur Eurysthée : mener à bien douze travaux périlleux à travers le pays. S’il réussit, il évitera la potence… et peut-être saura-t-il enfin ce qu’il s’est vraiment passé.
Qui a assassiné la famille d’Alcide ? Pourquoi ces douze travaux ? Et pourquoi Héra, une déesse de l’Ancien Temps, met-elle tout en œuvre pour le voir échouer ?

Une quête sanglante à la recherche de la vérité.

PE

Mon avis :

Je connais la plume de l’auteur, j’étais donc déjà sûre de lire ce roman avant même sa sortie. Puis j’ai découvert le pitch. Et j’ai été enthousiaste. Mêler ainsi un univers futuriste et antique, la mythologie et le post-apo… Il fallait oser ! Et avoir des idées… car ce n’est pas si évident à transposer.

Et c’est une réussite. Pas une seconde je ne me suis ennuyée (et pourtant, c’est un sacré pavé !). J’ai été de surprise en surprise, chaque page bluffée par l’inventivité de l’auteur. Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé Augias ainsi, ni l’hydre de Lerne. Ni les autres travaux. Pierre-Etienne utilise vraiment l’univers qu’il a créé et marie à la perfection les mythes et la technologie.

« Mais de nombreuses espèces ont subi des mutations génétiques à la suite de l’hiver nucléaire. »

« Elle est intégralement recouverte de panneaux solaires lui permettant d’avoir une terrible puissance de feu. »

Par exemple, une de ces scènes mythologiques revisitées se déroule dans un bar, avec des mercenaires, un polymorphe et un droïde. Cocktail explosif, et gagnant !
Et autant vous dire que ce n’est pas facile. Alcide n’est pas un Dieu. Il n’arrive pas à terminer toutes ses tâches en claquant des doigts. Il se trompe, se casse la figure, souffre.

« — Tu veux dire que, statistiquement, on a des chances de s’en sortir ?
— Pas encore. Mais… l’avenir peut parfois réserver des surprises. »

C’est peut-être aussi pour ça, que même si de prime abord, il n’a rien pour me plaire, j’ai fini par ressentir de l’empathie pour lui. Oui, malgré son alcoolisme et son côté caractériel très marqué. Il faut dire que ses camarades sont plus attachants et arrivent à déteindre sur lui. Mention spéciale à Prométhéa, que j’ai adoré ! Peut-être qu’effectivement, Alcide est surtout victime des Dieux et de son destin.

Il faut aussi bien penser à ce peuple, qui renaît à peine de ses cendres et qui n’a qu’un but : survivre. L’instruction, les idéaux, ça passe après.

« Comme beaucoup de Grecs de sa génération, trop occupés à essayer de survivre plutôt qu’à s’instruire (…), il ne savait que peu de choses sur l’histoire originelle de ces divinités dont il ne connaissait que le nom. »

En résumé, une magnifique revisite d’un des mythes grecs les plus connus, dans un univers post-apo, qui, grâce à son ambiance – antique et futuriste à la fois – et l’intelligence de ses transpositions, me marquera longtemps.

Je remercie Pierre-Etienne Bram pour ce partenariat sur ce magnifique texte.

Bonus thread Twitter sur le vif de ma lecture : juste ici

coup de coeur

Disponible sur Amazon

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